25.12.2009
PROSPECT PARK FLAMBOYANT
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14.12.2009
AVEC GUY MOQUET ET D'AUTRES OUBLIES
Arrêté le 7 juillet 1941 à Saint-Nazaire, André Le Moal, 17 ans, a été fusillé le 22 octobre 1941 à Nantes.
Le Nazairien André Le Moal avait le même âge que Guy Môquet quand il a été fusillé le 22 octobre 1941.
LOIRE-ATLANTIQUE
Le premier de mes fils porte son prénom. Ça ne pouvait pas en être autrement ». Ce prénom c'est André, comme André Le Moal, le beau-frère de Thérèse Walling, fusillé le 22 octobre 1941 à Nantes, en représailles à l'attentat mortel perpétré deux jours plus tôt contre le commandant allemand de la place de Nantes par un commando de résistants communistes. Avec Guy Môquet, le fils du député communiste de la Seine, fusillé à Châteaubriant, il était le plus jeune des 48 otages. 17 ans et demi. Mais son nom est depuis soixante-huit ans masqué par l'ombre de Môquet érigé dès la Libération comme un symbole de la résistance communiste.
« Un sang bouillant »
Qui était donc André Le Moal ? Dans la cuisine de la maison familiale de la petite impasse nichée au coeur de Saint-Nazaire, Thérèse évoque la courte vie de ce beau-frère qu'elle n'a pas connu, en s'excusant de ne pas en savoir plus. Sur la toile cirée de la table de cuisine, elle a posé un papier jauni, l'extrait d'acte de décès d'André Le Moal délivré le 9 juin 1945 par la mairie de Nantes avec la mention « Mort pour la France ». « Je ne l'ai pas connu car je n'étais pas encore marié avec son frère. Mais Marcel (ndlr : décédé en 1967) m'a souvent parlé de lui. Vous savez, c'était son seul et unique frère et ça a chamboulé toute la famille. Il disait que c'était un sang bouillant, un bagarreur qui n'hésitait pas à sauter par la fenêtre du premier étage pour sortir quand ses parents le lui interdisaient ». Il était né le 27 novembre 1923 à Penhoët. Ses parents, Alain et Marie-Anne avaient quitté leur Finistère natal et travaillaient l'un comme cheminot l'autre comme garde-barrière. André, lui, était en apprentissage de chaudronnier aux Chantiers. « C'était une famille militante. Ses parents et son frère Marcel étaient au PC, mais je ne sais pas si lui avait sa carte. Quand les Allemands sont venus perquisitionner la maison, en tout cas ils ont trouvé des numéros de L'Humanité dans sa chambre ».
Au champ de tir du Bêle
Aujourd'hui, Thérèse habite la maison d'où est parti André le 7 juillet 1941 au matin pour ne jamais y revenir. « Il est sorti à 6 h du matin pour rejoindre un groupe de copains place Marceau ». Que s'est-il passé ? Difficile d'établir les faits soixante-huit ans après. Dans la liste des otages exécutés publiée le 23 octobre 1941, il est précisé en face son nom : « Violences envers des soldats allemands ». Sans doute a-t-il fait le coup de main contre les occupants. Incarcéré à la prison Lafayette à Nantes, André Le Moal est fusillé avec quinze autres résistants nantais le 22 octobre au champ de tir du Bêle, sur la route de Saint-Joseph-de-Porterie. Pour éviter que leurs sépultures ne deviennent des lieux de recueillement, les Allemands dispersent les corps dans différents cimetières. André Le Moal est inhumé avec cinq autres otages au cimetière de Haute-Goulaine, à l'Est de Nantes. « Après la guerre, sa famille n'a pas souhaité rapatrier son corps à Saint-Nazaire. Elle a voulu le laisser avec ses camarades ». Elle a également refusé que l'impasse où est plantée la maison familiale soit rebaptisée. « C'était trop de douleur, vous comprenez ».
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Le premier de mes fils porte son prénom. Ça ne pouvait pas en être autrement ». Ce prénom c'est André, comme André Le Moal, le beau-frère de Thérèse Walling, fusillé le 22 octobre 1941 à Nantes, en représailles à l'attentat mortel perpétré deux jours plus tôt contre le commandant allemand de la place de Nantes par un commando de résistants communistes. Avec Guy Môquet, le fils du député communiste de la Seine, fusillé à Châteaubriant, il était le plus jeune des 48 otages. 17 ans et demi. Mais son nom est depuis soixante-huit ans masqué par l'ombre de Môquet érigé dès la Libération comme un symbole de la résistance communiste.
« Un sang bouillant »
Qui était donc André Le Moal ? Dans la cuisine de la maison familiale de la petite impasse nichée au coeur de Saint-Nazaire, Thérèse évoque la courte vie de ce beau-frère qu'elle n'a pas connu, en s'excusant de ne pas en savoir plus. Sur la toile cirée de la table de cuisine, elle a posé un papier jauni, l'extrait d'acte de décès d'André Le Moal délivré le 9 juin 1945 par la mairie de Nantes avec la mention « Mort pour la France ». « Je ne l'ai pas connu car je n'étais pas encore marié avec son frère. Mais Marcel (ndlr : décédé en 1967) m'a souvent parlé de lui. Vous savez, c'était son seul et unique frère et ça a chamboulé toute la famille. Il disait que c'était un sang bouillant, un bagarreur qui n'hésitait pas à sauter par la fenêtre du premier étage pour sortir quand ses parents le lui interdisaient ». Il était né le 27 novembre 1923 à Penhoët. Ses parents, Alain et Marie-Anne avaient quitté leur Finistère natal et travaillaient l'un comme cheminot l'autre comme garde-barrière. André, lui, était en apprentissage de chaudronnier aux Chantiers. « C'était une famille militante. Ses parents et son frère Marcel étaient au PC, mais je ne sais pas si lui avait sa carte. Quand les Allemands sont venus perquisitionner la maison, en tout cas ils ont trouvé des numéros de L'Humanité dans sa chambre ».
Au champ de tir du Bêle
Aujourd'hui, Thérèse habite la maison d'où est parti André le 7 juillet 1941 au matin pour ne jamais y revenir. « Il est sorti à 6 h du matin pour rejoindre un groupe de copains place Marceau ». Que s'est-il passé ? Difficile d'établir les faits soixante-huit ans après. Dans la liste des otages exécutés publiée le 23 octobre 1941, il est précisé en face son nom : « Violences envers des soldats allemands ». Sans doute a-t-il fait le coup de main contre les occupants. Incarcéré à la prison Lafayette à Nantes, André Le Moal est fusillé avec quinze autres résistants nantais le 22 octobre au champ de tir du Bêle, sur la route de Saint-Joseph-de-Porterie. Pour éviter que leurs sépultures ne deviennent des lieux de recueillement, les Allemands dispersent les corps dans différents cimetières. André Le Moal est inhumé avec cinq autres otages au cimetière de Haute-Goulaine, à l'Est de Nantes. « Après la guerre, sa famille n'a pas souhaité rapatrier son corps à Saint-Nazaire. Elle a voulu le laisser avec ses camarades ». Elle a également refusé que l'impasse où est plantée la maison familiale soit rebaptisée. « C'était trop de douleur, vous comprenez ».
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16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2009
Moi Harper Collins, j'aime mon New York
Une battante
LES RIDES DE LA VILLE
Engendrés de caméras de surveillance
La fonte, qui participe au charme de la ville "1880/1910"
Argenté, la saccoche oublié !
23:17 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



























































